• chauves-souris et eoliennes (maj septembre 2016)

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    La construction d"eolienne peut avoir un impact sur les populations animales présentes, notamment sur les chauves-souris et les oiseaux.
    Mon travail d'expert consiste à effectuer des expertises dans le cadre de projet éolien vis à vis des chiroptères.
    Avec plus de 91 expertises effectuées, j'ai développé une méthodogie spécifique.
    Je peux envoyer sur simple demande cette méthodogie dont je donne ici un aperçu :

    Analyse des cartes et des photos aériennes

     

    La définition de la zone d’étude est très importante car elle détermine les milieux et sites pris en compte dans l’expertise.

     

    Il faut prendre en compte l’ensemble de la zone concernée par le projet éolien.

     

    La taille de cette zone dépend des milieux rencontrés sur le site et à proximité.

     

    L’examen minutieux des cartes 1 :25 000, des photos satellites et aériennes est indispensable pour avoir une vue d’ensemble.

     

    Cependant, une visite de jour de la zone d’étude est ensuite nécessaire afin de confirmer les informations

     

    Nous analysons les cartes de l’Institut Géographique National au 1 :25 000 et les photos satellites avec beaucoup d’attention afin de rechercher les milieux potentiellement favorables pour les chiroptères : boqueteaux (même de très petites tailles, (Lustrat, 2001), haies, rivières, villages (certaines espèces telles la Noctule de Leisler chassent très haut au dessus des villages (Lustrat, 2004), mais il est surtout intéressant de rechercher des éléments de  continuité entre les milieux. Il faut étudier les déplacements possibles entre les milieux boisés et les milieux humides, car les milieux de chasse sont parfois éloignés des zones de gîtes.

     

    L’examen minutieux des photos aériennes est indispensable car cela permet d’avoir une vue en altitude et donc de mieux appréhender les déplacements potentiels effectués par les chiroptères.

     

    Ces analyses ont été complétées par une visite de terrain de jour, afin de prospecter les milieux repérés et afin de préparer les cheminements nocturnes.

     

     

     

    Recherches bibliographiques des colonies

     

     

     

    Nous effectuons des recherches bibliographiques afin de connaître les espèces déjà localisées dans la zone d’étude, et en particulier la présence de colonie, ainsi que nos données personnelles (plus de 10 000 localisations de chiroptères en France métropolitaine) résultant de plus de 20 ans de prospection.

     

      

     

    Méthodes de terrain

     


    Recherche dans les gîtes estivaux

     

     

     

    Nous recherchons les chiroptères dans les bâtiments, essentiellement dans les combles, mais aussi dans les milieux souterrains, les abris, garages, trous dans les arbres etc...

     

    Pour cela, nous prospectons l’ensemble de la zone en hiver afin de repérer les trous dans les arbres, puis au cours de l’été, nous visitons ces secteurs  en écoutant si nous entendons des cris audibles de chiroptères. En effet, les colonies installées dans les trous d’arbres (essentiellement de noctules) émettent souvent à la tombée de la nuit des cris audibles, ce qui permet de  les repérer.

     

    Nous utilisons une parabole afin d’amplifier le son.

     

    En cas de découverte d’une colonie, nous nous postons à la tombée de la nuit pour  identifier l’espèce de chiroptères à l’aide du détecteur d’ultrasons et pour compter les individus.

     

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    Recherche des chiroptères en migration ou en action de chasse

     

     

     

    Nous effectuons des sorties de terrain pendant toute la période d’activité des chiroptères :
    - au printemps et en automne pour détecter les mouvements migratoires
    - en été pour rechercher les territoires de chasse

     


    Circuits en véhicule
     

     

    Toutes les routes et tous les chemins situés dans la zone d’implantation potentielle des éoliennes sont  prospectés à l’aide d’un véhicule tout terrain. Les chauves-souris sont localisées à l’aide d’un micro ultrasonore fixé sur le toit qui fonctionne en « division de fréquence », c'est-à-dire que, contrairement aux détecteurs fonctionnant en « hétérodyne », notre détecteur capte l’ensemble de la bande fréquentielle émise par les différentes espèces de chiroptères (Zingg P. 1990). Lorsqu’un signal est reçu,  les sons émis sont enregistrés après expansion de temps (facteur 10) sur un ordinateur portable alimenté par la batterie du véhicule. L’expansion de temps permet une analyse fine sur ordinateur à l’aide de programmes spécifiques et permet d’identifier la quasi-totalité des espèces. (contrairement aux détecteurs « hétérodyne » qui ne permettent pas d’effectuer des analyses, et avec lesquels on ne peut identifier que le groupe d’espèces, et non l’espèce précise).

     

    Nous enregistrons sur 2 voies en simultané : 1 voie en division de fréquence et 1 voie en expansion de temps, ce qui nous permet de suivre en continu l’activité des chauves-souris. Un GPS est utilisé pour localiser précisément les contacts.

     

    Le véhicule 4X4 permet de prospecter de grandes zones en roulant à vitesse réduite (20 Km/h).

     


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     Circuits à pied et points d'écoute

     

    Les sites potentiellement favorables comme milieux de chasse pour les chiroptères font l’objet d’une prospection par itinéraires échantillons à pied et par points d’écoute d’une durée de 15 minutes chacun pour les sites les plus intéressants.

     

    Nous utilisons un détecteur de type AR 180 (Binary Accoustic, USA) couplé à un netbook Sony Vaio. Les signaux captés sont numérisés et enregistrés en expansion de temps (10 X) sur l’ordinateur.

     

    L’identification de la plupart des espèces de chiroptères est possible de façon fiable avec les détecteurs à expansion de temps, à condition d’analyser les sons enregistrés (Lustrat P. 1997, Vaughan, N., Jones G. & S. Harris.). 

     

    Pour identifier les espèces, nous procédons  à une analyse discriminante multi variée (8 variables analysées). L’analyse des ultrasons est effectuée grâce au PUSP, en effectuant pour chaque signal une transformée de Fourrier rapide (FFT), ou sur ordinateur à l'aide de différents programmes d'analyse (Cool edit, Syrinx).

     

    Cette technique de pointe permet de prospecter tous les milieux afin de localiser les chauves-souris en chasse, et de les identifier sans les déranger (Lustrat P.  (1997).

     

    En cas de contact avec une chauve-souris, nous restons quelques instants en écoutant si il y a d’autres contacts, afin de savoir s’il s’agit d’une action de chasse (nombreux contacts rapprochés) ou d’un déplacements (un seul contact).

    Enregistrements automatique pour inventaire ou suivi chiroptologique

     

    Les passages migratoires sont localisés dans le temps et donc difficile à détecte avec les méthodes traditionnelles.

     

    Cette technique consiste à enregistrer tout au long du cycle annuel les chiroptères en action de chasse ou en déplacements en installant un détecteur d’ultrasons en haut d’un mat de mesure.

     

    Cela peut concerner un site où des données très complètes doivent être obtenues ou un site potentiel d’installation d’éoliennes car cet appareil peut être installé sur un pylône à l’altitude de rotation des pales.

     

    De plus, les enregistrements se font à hauteur des pales des éoliennes.

     

    Cette méthode peut aussi être utilisée pour effectuer un suivi après l’installation d’éoliennes.

     

    Nous utilisons un  SM2BAT qui permet d’enregistrer jusqu’à 384000 hertz en 16 bits et donc de traiter les ultrasons avec une bonne qualité de restitution.

    Le volume de détectabilité des micros est en gros une sphère omnidirectionnelle.

    Les paramètres d’enregistrements que nous utilisons sont standardisés afin qu’ils soient comparables aux autres suivis que nous effectuons.

     

    Nous pouvons effectuer des enregistrements automatiques sur mat de mesure d’une durée variant de quelques mois à plusieurs années.

     

    Nous recherchons aussi les routes de vol, c'est-à-dire les trajets effectués par les chiroptères pour se déplacer, afin de vérifier qu’il n’y aura aucune incompatibilité avec les positionnements des éoliennes.

     

     


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    Enregistrements en altitude

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    Des relevés d’ultrasons sont effectués en altitude (80-100 m) à l’aide d’un détecteur fonctionnant en expension de temps (sm2) embarqué à bord de ballons captifs, type zeppelin.

     

    Un 2e détecteur, identique à celui embarqué enregistre les chiroptères depuis le sol, afin de comparer les enregistrements faits à différentes altitudes.
    Les signaux sont enregistrés simultanément sur un ordinateur portable avec un programme permettant d'enregistrer sur 2 voies (chaque détecteur sur une voie). 


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     Pour vos expertises ou suivi de parc , vous pouvez me contacter : lustrat.philippe@orange.fr

     

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Samedi 20 Novembre 2010 à 07:22

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