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  • Avec 13 espèces de batraciens, la forêt de Fontainebleau est un site d’une richesse herpétologique exceptionnelle, 81 % des espèces de batraciens d’Ile de France sont présents en forêt de Fontainebleau.

     

    La forêt de Fontainebleau constitue un carrefour biogéographique :

     

    Le climat de la forêt de Fontainebleau appartient au climat régional de l’Ile-de-france, teinté d’influences continentales ou sub-montagnardes, ou parfois méditerranéennes et atlantiques.

     

    La grande diversité des milieux, associé à ces particularités climatologiques, permet la présence d’espèces de reptiles et d’amphibiens aux exigences écologiques très différentes.

     

    Plusieurs espèces très rares n’ont qu’une seule localisation en forêt de Fontainebleau.

     

    En forêt de Fontainebleau, l’alyte accoucheur (Alytes obstetricans), le pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus) et le crapauds des joncs (Bufo calamita) sont présent uniquement dans un seul site de la forêt, car ces espèces ont besoin de mare située près de milieux ouverts.

    Une autre espèce la rainette verte (Hyla arborera) n’est présente actuellement que dans une seule mare de la forêt, alors que plusieurs observateurs ont remarqué qu’elle était plus répandue il y a une cinquantaine d’années. Les raisons de cette régression ne sont pas connues.        

     

    Deux espèces ont disparues : la salamandre (Salamandra salamandra) et le sonneur à ventre à ventre jaune (Bombina variegata) la présence même ancienne de la salamandre est douteuse car le massif est trop sec, le sonneur a disparu suite aux prélèvements inconsidérés faits par des personnes peu scrupuleuses.

     

     

     

    L’évolution des populations est étudiée (Lustrat P. 1995 Reptiles et batraciens de la forêt de Fontainebleau.Rapport d’étude pour l’Office National des Forêts)

    -         10 espèces dont le statut est resté stable.

    -         2 espèces dont l’évolution du statut est inconnue : l’alyte accoucheur et le Pélodyte ponctué.

    -         1 espèces en régression: la rainette arboricole.

    -         2 espèces disparues : la salamandre et le sonneur à ventre.

     

    Espèces

    Statut

    Evolution

    Causes

    Salamandre

    D

    î

    présence ancienne douteuse

    Triton ponctué

    AC

    =

     

    Triton palmé

    C

    =

     

    Triton crêté

    R

    =

    prélèvements

    Triton marbré

    AC

    =

    prélèvements

    Alyte

    R

    ?

    manque de biotopes

    Sonneur

    D

    î

    Prélèvements.

    Pélodyte

    E

    ?

    manque de biotopes

    Crapaud commun

    C

    =

     

    Crapaud des joncs

    R

    =

    manque de biotope

    Rainette

    E

    î

    prélèvements

    Grenouille verte

    C

    =

     

    Grenouille rieuse

    AC

    =

     

    Grenouille rousse

    AC

    =

     

    Grenouille agile

    C

    =

     

     

             Légende :  E : exceptionnel

                                 R : rare

                              AC : assez commun

                                C : commun

                               D : disparue

                             = : stable

                            ì : en progression

                            î : en régression

                              ? : inconnu    

     

     

    LA SALAMANDRE TERRESTRE (Salamandra salamandra)

     

             Nocturne et crépusculaire, cette espèce fréquente les milieux au sous-sol humide. Bien que citée régulièrement dans les publications locales, la salamandre terrestre n’a jamais été observée en forêt de Fontainebleau !

             On ne sait pas si cette espèce a existée à Fontainebleau, puis a disparue ; Il est plus probable que la zone étudiée soit trop sèche pour cette espèce.

             Des efforts de prospections particulièrement poussées ces dernières années ont confirmé cette absence.

     

     

    LE TRITON PONCTUE (Triturus vulgaris)

     

             Ce triton est une espèce qui affectionne les terrains cultivés, semi-ouverts et non boisés. Il montre une préférence pour les mares peu profondes, ensoleillées et à végétation abondante .

             Le triton ponctué est assez rare en forêt de Fontainebleau, puisqu’il n’a été trouvé que dans 10 mares.Ce triton semble partout en raréfaction : une des causes importantes semble être la pollution des milieux d’origine chimique ou organique.

     

     

     

    LE TRITON PALME (Triturus helveticus)

     

             Ce triton se reproduit dans tous les types de milieux aquatiques.

             Le triton palmé semble davantage adapté à un environnement forestier que le triton palmé. Il est très commun à Fontainebleau, puisqu’on le trouve dans toutes les mares de la forêt.

     

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    LE TRITON CRETE (Triturus cristatus)

     

             Ce triton habite de préférence les milieux ouverts, et donc ne trouve pas beaucoup de biotopes correspondant à ses besoins en forêt.

             On ne le trouve que dans le nord de la forêt de Fontainebleau, dans 2 secteurs humides.Le triton crêté entre en compétition avec le triton.

             L’assèchement des milieux humides est une des causes les plus importantes de la régression de cette espèce.

     

     

    LE TRITON MARBRE (Triturus marmoratus)

     

             Ce triton vit dans les bois, landes à bruyères, tourbières. La forêt de Fontainebleau constitue sa limite nord-est de répartition.

             Il est assez commun dans la zone étudiée où on le trouve surtout dans les mares de platières.

             En France, les pratiques agricoles et les modifications de milieux constituent une menace pour cette espèce.

     

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    L’ALYTE ACCOUCHEUR (Alytes obstetricans)

     

             L’alyte vit dans les milieux ouverts près des points d’eau. C’est pour cela qu’on ne le trouve qu’en un seul endroit en forêt de Fontainebleau.

             En dehors de la forêt domaniale, il n’est présent qu’en lisière  dans les talus près des mares, ou dans les jardins de la ville d’Avon.

             Une des causes de raréfaction de l’alyte est la disparition des sites favorables à la reproduction, en particulier les mares situées en milieux ouverts (anciennes carrières).

     

     

    LE SONNEUR A VENTRE JAUNE (Bombina variegata)

     

             Cette espèce est liée aux milieux aquatiques situés en forêt ou au moins à proximité d’un couvert végétal. Le sonneur à ventre jaune n’a jamais été observé en forêt de Fontainebleau.

             Cependant 37 individus prélevé dans les canches de Recloses ont été introduit en 1925 dans la mare du parc aux boeufs. Ces individus n’ont pas survécu.

             Le sonneur est l’hôte habituel des ornières situées en forêt et il est probable qu’il ait vécu à Fontainebleau.

             Le principal ennemi de cet amphibien et de ses têtards reste l’homme qui draine les fossés forestiers et pratique le débardage du bois pendant la période de reproduction.

     

     

     

     

    LE PELODYTE PONCTUE (Pelodytes punctatus)

     

             Cette espèce vit dans le sable, la terre et sous les pierres au voisinage de l’eau,  dans les milieux ouverts.

             En forêt de Fontainebleau, il n’est connu que dans une seule station.

             Il existe aussi une petite population de pélodyte ponctué dans d’anciennes gravières au sud de la forêt.

     

     

    LE CRAPAUD COMMUN (Bufo bufo)

     

             Cette espèce est commune et se reproduit dans plusieurs plans d’eau de la forêt de Fontainebleau, parfois en nombre important.

             Notons la présence d’une population d’environ 4000 crapauds quittant le sud de la forêt tous les ans au printemps pour aller pondre dans les étangs de Sorques. Ces amphibiens doivent traverser une route pour rejoindre leur site de ponte, et 2500 individus périssaient ainsi tous les ans, écrasés par les voitures.

             Depuis plusieurs années, nous avons mis en place 4 crapauducs dans le sud de la foret de Fontainebleau, que nous suivons depuis l'année 1995.

     

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    LE CRAPAUD DES JONCS (Bufo calamita)

     

             Cette espèce fréquente les milieux sablonneux, les gravières, c’est une espèce pionnière qui préfère les zones peu profondes et où la végétation est peu dense.

             Le crapaud des joncs est rare en forêt de Fontainebleau car il ne dispose pas de milieux favorables.

             Une population existe dans la plaine de Chanfroy, menacée par l’assèchement des mares, et par l’envahissement du milieu par les pins.

              Heureusement, la remise en eau des mares par l’Office National des Forêts, et l’arrachage des pins lors d’un chantier de protecteurs de la Nature  a permit à cette espèce de continuer  à vivre dans le seul site où elle est présente à Fontainebleau.

             Une autre population existe au sud de la forêt.

             Le crapaud des joncs est en régression à cause de la disparition de ses biotopes de reproduction.

     

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    LA RAINETTE VERTE (Hyla arborea)

     

             Cette espèce fréquente les eaux stagnantes de faible superficie.

             La présence de buisson de saules est importante pour servir de refuge aux adultes.

             Cette espèce était commune il y a une cinquantaine d’années.

             Actuellement, elle n’est présente que dans une seule mare.

             Les prélèvements dans la Nature constituent une menace sérieuse pour cette espèce.

     

      

    LA GRENOUILLE VERTE ET LA GRENOUILLE DE LESSONA (Rana esculenta - Rana lessonae)

     

             La grenouille verte (Pelophylax esculenta) est considérée comme un hybride naturel de la grenouille rieuse ( Pelophylax ridibunda) et de la grenouille de Lessonae (Pelophylax lessonae).

             Ces deux espèces peuvent être séparées de façon fiable uniquement grâce à des contrôles biochimiques.

             Elles sont toutes les deux inféodés à tous les milieux aquatiques ensoleillés.

             Ces deux grenouilles sont présentes dans de nombreuses mares de la forêt, mais souffrent de la sécheresse qui assèche des mares certaines années, ainsi que des prélèvements.

     

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    LA GRENOUILLE RIEUSE (Pelophylax ridibunda)

     

             Cette espèce a une vie strictement aquatique, et souffre encore plus que les deux espèces précédentes, de la sécheresse.

             La grenouille rieuse est moins commune que les deux espèces précédentes en forêt de Fontainebleau.

     

     

     

     

    LA GRENOUILLE AGILE (Rana dalmatina)

     

             C’est une espèce typiquement forestière.

             En forêt de Fontainebleau, elle est commune.

             La grenouille agile pond ses oeufs dans les mares, les fossés, ou dans les ornières des chemins.

             Pour maintenir cette espèce, il faut éviter de drainer les fossés forestiers, ainsi que de débarder du bois lorsque les têtards sont encore dans les ornières des chemins.

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    LA GRENOUILLE ROUSSE (Rana temporaria)

     

             Cette espèce vit dans les milieux forestiers ou dans les prairies.

             En forêt de Fontainebleau, la grenouille rousse est moins commune que la grenouille agile.

     


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  • Cet article est tiré de mon livre :

    Les animaux sauvages de la forêt de Fontainebleau.

    Publié aux Editions du Puits Fleuri en 1998.

     

     Toutes les photos sont prises en foret de Fontainebleau sauf mention spéciale

     

    LE CHEVREUIL

     

    Le chevreuil est un animal forestier, mais qui affectionne les lisières, il peut même vivre en plaine. La diversité et l’hétérogénéité des milieux sont nécessaires au chevreuil, car il a un comportement alimentaire très éclectique. Il se nourrit de végétaux ligneux et semi ligneux, ainsi que de plantes herbacées, de fruits forestiers, et ne dédaigne pas les champs de céréales.

     

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    LE SANGLIER

     

    Rencontrer le sanglier en forêt est difficile ; doué d’un excellent odorat et d’une ouïe très fine, il repère l’observateur de loin et l’évite. L’affût près des lieux de gagnage (lisière de champs) ou près des souilles permettra de l’observer  à condition d’être placé sous le vent, ou mieux d’être perché. Il est préférable de tenter d’observer le Sanglier par nuit de pleine lune, car il est bien souvent nocturne. Si l’on est silencieux et placé à bon vent, il est possible de l’observer de très près car sa vue est médiocre, et un observateur immobile est confondu avec un arbre.


     

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             LE CERF (Cervus elaphus)

     

    Le Cerf est incontestablement le roi de nos forêts. C’est la plus grosse bête depuis qu’Ours et Bisons ont disparu.

    Les zones forestières situées près des champs sont fréquentées toute l’année par les cerfs et les biches, qui se nourrissent l’été dans les plaines et l’hiver en forêt. Par contre, les sites plus pauvres en nourriture (landes à bruyères) ou trop dérangés par les promeneurs ou par la chasse, ne sont utilisés que par les femelles, les mâles ne se rendant sur place que pour le rut, préférant se tenir dans les boqueteaux autour de la forêt le reste de l’année.

     

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    LE BLAIREAU (Meles meles)

     

    Le blaireau est un animal strictement nocturne. Il n’est pas rare à Fontainebleau. J’estime la population de blaireaux à environ 80 individus (dont la moitié est constituée de jeunes de l’année), soit une densité minimum de 0,4 blaireaux pour 100 ha de forêt.

     

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    LE CHAT SAUVAGE (Felis sylvestris)

     

    Hormis une observation que j’ai faite dans le nord de la forêt, dans le secteur de la Boissière, les seules trois autres données pour cet animal très rare proviennent du sud du massif (Bourron-Marlotte, Nemours, Villiers sous Grez). Il s’agit certainement d’individus erratiques à la recherche de territoires, provenant du Loiret et de l’Yonne, départements où le chat sauvage est bien présent.

     

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     Photo prise en Slovénie

    LE PUTOIS (Mustela putorius)

     

    Le putois est très rare en forêt de Fontainebleau. Par contre, il est plus commun en lisière de la forêt.

     

    LA BELETTE (Mustela nivalis)

     

    La Belette est le plus petit carnivore d’Europe. La fourrure de la belette est brune sur le dessus et blanche dessous. A Fontainebleau, la belette ne semble pas très abondante, les observations sont assez rares, et localisées essentiellement au nord de la forêt.

     

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    LA FOUINE (Martes foina)

     

     

    La Fouine est un carnivore de taille moyenne, de couleur brun foncé, au corps allongé, bas sur pattes et qui possède une longue queue.

    En forêt de Fontainebleau, la fouine est observée régulièrement la nuit. Elle est aussi notée en lisière de forêt car elle n’hésite pas à entrer dans les villages

     

     

     

    LA MARTRE (Martes martes)

     

    La Martre a la réputation d’être une espèce typiquement forestière ; elle semble être très sensible au dérangement humain (exploitation forestière, tourisme), ce qui pourrait expliquer sa rareté en forêt de Fontainebleau.

    La martre est difficile à observer comme tout animal forestier possédant un vaste territoire, et où aucun lieu n’est particulièrement favorable à l’observation.

    Contrairement à une opinion très répandue, elle chasse surtout à terre (sauf lorsqu’elle poursuit un écureuil) et ne grimpe dans les arbres que pour échapper à un danger



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     Photo prise dans le centre de la France


    LE RENARD ROUX (Vulpes vulpes)

     

     

    Le renard est facile à observer au lever du jour ou au crépuscule, lorsqu’il chasse, ou en se postant près d’un terrier où une renarde élève sa portée.

    Les renards n’ont pas peur de s’aventurer en ville, et ils vont régulièrement s’alimenter dans les poubelles des  villes de Fontainebleau et d’Avon. Hormis durant le rut, le renard est un animal solitaire, les rares observations de groupe ont été faites près de points de nourrissage (jusqu’à 3 adultes ensemble, près des poubelles d’un restaurant en lisière de forêt à Fontainebleau).

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    Le lievre

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    Le lapin

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    LES CHIROPTERES

     

     

    - Le Murin de daubenton (Myotis daubentoni) :

    Cette petite espèce forestière est inféodée aux plans d’eau, ce qui explique qu’elle soit rarement observée en forêt, et seulement dans les secteurs situés à proximité de la Seine.

    Le Murin de daubenton gîte dans les trous d’arbres, mais aussi sous les ponts.

    Son comportement de chasse est typique : il vole au ras de l’eau en larges cercles, capturant parfois un petit insecte à la surface : moustique, tipule, papillons de nuit, voire petits crustacés et alevins.

     

    - Le Murin à moustaches (Myotis mystacinus) :

    Cette petite chauve-souris à l’aspect foncé, est très rare en forêt de Fontainebleau.

    Elle n’a été trouvée qu’une seule fois, en hiver, dans une  grotte du sud de la forêt.

                      

    - Le Murin de Brandt (Myotis brandti) :

    Cette petite espèce de Murin ressemble beaucoup au Murin à moustaches, et ne s’en différencie que par des caractères dentaires, et par la taille et la forme du pénis.

    La seule mention de cette espèce concerne un individu capturé, alors qu’il chassait sur une mare de la forêt.

     

    - Le Murin de Natterer (Myotis nattereri) :

    Cette chauve-souris de taille moyenne (envergure : 25 cm) se reconnaît à son dos gris, son ventre très blanc, ses oreilles assez longues (moins longues que le Murin de Beichstein), son tragus long et fin, ainsi que par les poils courts et épais bordant la membrane interfémorale.

    Le Murin de Natterer chasse à proximité des lisières forestières, et parfois près des vieilles futaies.

     

    - Le murin d’Alcathoe (Myotis alcathoe) :

    J’ai découvert cette espèce récemment, identifiée grâce à ses émissions ultrasonores. Pour l’instant, elle n’est connue qu’en un seul site.

     

    - Le Murin de Beichstein (Myotis beichsteini) :

    Cette espèce se reconnaît à la couleur de son dos brun clair contrastant avec son ventre très blanc, et par la taille de ses oreilles (dépassant le museau de la moitié de leur longueur).

    Le Murin de Beichstein chasse dans une variété de milieux importante, du moment que ceux-ci soient situés en lisière. Il chasse aussi à proximité des vieilles futaies.

    En forêt de Fontainebleau, le Murin de Beichstein est rare.

     

    - Le Grand Murin (Myotis myotis) :

    C’est une des plus grandes espèces françaises (envergure : 34-38 cm) ayant un pelage dorsal gris roux, ventre blanc.

    Les colonies de reproduction de Grand Murin s’installent dans de vastes combles (églises, greniers). Des individus isolés sont contactés en forêt où ils capturent beaucoup de proies à terre : carabes, grillons, etc.…

    Cette espèce préfère les milieux ouverts pour chasser (régénérations, lisières) avec une préférence pour les résineux. Cette espèce est très rare à Fontainebleau, puisque seulement  3  individus ont été observés en forêt.

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    - Le Petit Murin (Myotis blythi) :

    Le Petit Murin est difficile à différencier de son espèce jumelle, le Grand Murin. La longueur de l’oreille et celle de l’avant-bras permettent de séparer les 2 espèces.

    Cette espèce chasse dans les milieux ouverts (lisières, régénérations), avec une préférence pour les résineux.

    A Fontainebleau, le Petit murin est très rare, puisque 2 individus seulement ont été capturés.

     

     

    - La Noctule commune (Nyctalus noctula) :

    Cette grande espèce (envergure : 35-40 cm) sylvestre a le dos de couleur brun roux, et le ventre plus clair, ses oreilles sont arrondies, ses ailes longues et étroites.   

    La Noctule commune est la chauve-souris qui sort le plus tôt dans la soirée, prenant le relais des hirondelles, et volant parfois même avec elles.

    Elle chasse au dessus de la canopée, d’un vol rapide, entrecoupé d’impressionnants piqués, qui lui permettent de capturer les gros insectes dont elle se nourrit : hannetons, papillons, etc.

    La Noctule commune entreprend des migrations saisonnières, cependant, une partie de la population est présente toute l’année en forêt de Fontainebleau.

    La Noctule commune chasse uniquement en milieux ouverts. Elle habite été comme hiver dans les arbres creux.

    En forêt de Fontainebleau, la Noctule commune est assez commune.

     

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    - La Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri) :

    Cette espèce arboricole ressemble à la Noctule commune, mais sa taille est plus petite, et les poils de son dos ont les extrémités dorées.

    Cette espèce préfère les milieux ouverts (lisières, régénérations) ; C’est une des seules (avec la Sérotine commune et la Pipistrelle  commune) à chasser dans des futaies de résineux.

    Comme la Noctule commune, elle est très abondante dans les lisières fleuves/forêt.

    A Fontainebleau, la Noctule de Leisler est assez commune.

     

    - La Sérotine commune (Eptesicus serotinus) :

    Cette grande chauve-souris arboricole, de couleur sombre se rencontre souvent au voisinage des habitations humaines.

    Cette espèce semble préférer chasser dans les parcelles de résineux (qu’elles soient en futaie ou en régénération), ainsi qu’en lisière de ville ou de la Seine. Elle décrit de grands cercles assez haut d’un vol relativement lent.

    Près des villes, elle chasse souvent autour des lampadaires.

    Une colonie d’une centaine d’adultes (170 jeunes et adultes en fin d’été) habite les combles d’une maison située en lisère de forêt.

    La Sérotine commune est assez commune à Fontainebleau.

     

     

    - La Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus) :

    Cette  petite espèce est largement répandue dans toute la région.

    La Pipistrelle commune est une espèce ubiquiste. On la trouve pratiquement dans tous les milieux de la forêt.

    C’est la seule espèce qui chasse régulièrement dans les futaies de chênes et de hêtres, ainsi que dans les lisères de futaie et de champs. Son vol est rapide, zigzaguant, elle chasse très fréquemment sur les chemins forestiers, sous la voûte des arbres.

    En forêt de Fontainebleau, la Pipistrelle commune est une espèce commune.

     

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    - La Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii) :

    Cette espèce sylvestre est légèrement plus grande que la Pipistrelle commune (la longueur de l’avant-bras et du 5e doigt, associée à l’examen de certaines caractéristiques dentaires permet de les différencier).

    C’est l’une des rares chauves-souris européennes à effectuer de véritables migrations saisonnières.

    Il semblerait que les femelles mettent bas en Europe de l’Est, et rejoignent l’Europe de l’Ouest dès que les jeunes sont capables de voler.

    En forêt de Fontainebleau, la Pipistrelle de Nathusius est observée à partir de la fin de l’été.

    La Pipistrelle de Nathusius est très rare à Fontainebleau.

     

    - La Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhli) :

    La Pipistrelle de kuhl se distingue des autres pipistrelles par la longueur du cinquième doigt, et par certains caractères dentaires.

    Cette espèce chasse en lisière de futaie de chênes ou de résineux.

    La Pipistrelle de Kuhl est très rare à Fontainebleau.

     

    - La Pipistrelle pygmée (Pipistrellus pigmaeus) :

    La Pipistrelle commune vient d’être séparée en 2 espèces sur la base d’émissions sonores distinctes et d’importantes divergences de séquences dans le gène du cytochrome. La différenciation peut s’effectuer à l’aide de leurs signaux d’écholocation, la fréquence contenant le maximum d’énergie étant en moyenne, soit 46 kHz, pour la Pipistrelle commune soit 55 kHz pour la Pipistrelle pygmée.

    Cette espèce vient d’être découverte dans une réserve biologique dirigée de la forêt de Fontainebleau.

     

     

    - L’Oreillard roux (Plecotus auritus) :

     

    Cette chauve-souris est de taille moyenne (envergure : 24-28 cm) mais se reconnaît à ses grandes oreilles, (presque aussi longues que le corps) repliées sous les ailes au repos.

    En vol, hormis ses oreilles, ses larges ailes, son type de vol (sur place, pour glaner les insectes posés sur les feuilles : chenilles, papillons de nuit) permettent d’identifier le genre « oreillard » car l’Oreillard roux et l’Oreillard gris ne peuvent être différenciés qu’en examinant attentivement de nombreuses particularités morphologiques et certains caractères dentaires.

    Ses grandes oreilles lui permettent d’entendre ses proies, et l’Oreillard chasse parfois sans émettre d’ultrasons, seulement en écoutant. Quand il émet des ultrasons, ceux-ci sont très faibles en intensité.

    En forêt même, seul  l’Oreillard roux a été identifié. Il est assez commun.

            

     

    - L’Oreillard gris (Plecotus austriacus)

     

    Il existe une  colonie d’une dizaine de femelles dans les combles d’une église en lisière de forêt, ce qui constitue la seule donnée concernant cette espèce.

    L’oreillard gris se perche toujours au même endroit pour enlever les ailes des papillons qu’il a capturés.

     

     

    L’ECUREUIL ROUX (Sciurus vulgaris)

     

     On ne présente pas l’Ecureuil : tout le monde l’a déjà observé.

    A Fontainebleau, l’écureuil est commun, des individus s’aventurent dans les jardins en pleine ville, surtout des jeunes.


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    LE LEROT (Eliomys quercinus)

     

    Le Lérot se différencie du Loir avec lequel il est souvent confondu par la présence d’une raie noire qui va de l’oeil à l’oreille, et par la présence d’une touffe de poils à l’extrémité de la queue.

    On peut le trouver, l’hiver, endormi pour un long sommeil dans un nid de troglodyte (surtout ceux situés à l’entrée de grottes ou de souterrains) ou dans un nid qu’il construit dans une fissure de rocher. Les observations en forêt sont très rares, mais il est plus fréquent dans les villages environnants.

     

     

     

    LE MUSCARDIN (Muscardinus avellanarius)

     

    Le Muscardin a le pelage de couleur roux doré, et possède de grands yeux proéminents.

    Il habite dans les taillis, les ronciers, de préférence en lisière de forêt.

    Le muscardin n’a jamais été observé en forêt de Fontainebleau, par contre il est présent dans les villages situés en lisière.

     

    LE RAGONDIN (Myocastor coypus)

     

    Le Ragondin est la plus grande espèce de rongeurs présente en forêt de Fontainebleau.

    Il est originaire d’Amérique du Sud, et a été introduit en France en 1882 pour exploiter sa fourrure. Son corps mesure de 40 à 60 cm auquel il faut ajouter une queue cylindrique, mesurant jusqu’à 45 cm. Ses pieds arrière sont palmés.

    Le ragondin se nourrit de végétaux aquatiques, graminée, etc. il peut causer des dégâts aux cultures.

    Le ragondin est présent aux endroits où la forêt longe la Seine, ainsi que sur les grands étangs situés en lisière du massif. Son observation est facile, car il est souvent diurne et peu farouche. De nombreuses personnes le confondent avec la loutre.

     

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    LE RAT MUSQUE (Ondatra zibethicus)

     

    Le Rat musqué est plus petit que l’espèce précédente (longueur du corps : 25 à 40 cm plus une queue ovale, mesurant jusqu’à 27 cm), on le distingue aussi grâce à ses pieds postérieurs incomplètement palmés.

    Le rat musqué est originaire d’Amérique du Nord, il a été élevé en France vers 1920-1930 pour sa fourrure, et des individus ont pu s’enfuir et coloniser tout notre pays.

    Le rat musqué se rencontre aux mêmes endroits que le Ragondin, mais il est plutôt crépusculaire et nocturne. On peut l’observer  près de certaines mares de la forêt, comme par exemple à la mare aux Evées.

     

     

     

     

    LE MULOT GRIS (Apodemus sylvaticus)

     

    Les Mulots sont particulièrement nombreux dans les forêts de feuillus où ils servent de nourriture à de nombreux prédateurs (reptiles, carnivores, rapaces). Ils tiennent une place importante dans le régime alimentaire des rapaces nocturnes.

     

     

    LE CAMPAGNOL AMPHIBIE

     

    Cette espèce n’est présente qu’en lisère de la forêt dans certains marais.

     

     

    LE CAMPAGNOL DES CHAMPS (Microtus arvalis)

     

    Il est présent dans les champs où il est commun, mais il  vit aussi en forêt claire. Il s’agit de la proie la plus abondante des chouettes effraies.

     

    LE CAMPAGNOL AGRESTE (Microtus agrestis)

     

    Le Campagnol agreste est plus forestier que le précédent. Il tient aussi une place importante dans le  régime alimentaire des rapaces nocturnes.

     

     

    LE CAMPAGNOL ROUSSATRE (Clethrionomys glareolus)

     

    C’est un mammifère  typique des forêts, à plusieurs étages de végétation et de taillis.

     

     

     

    LE CAMPAGNOL SOUTERRAIN (Pitymys subterraneus)

     

    C’est une espèce de chênaie claire. Cette espèce est plus rare que les autres micromammifères.

     

     

     

    LE RAT DES MOISSONS (Micromys minutus)

     

    Le Rat des moissons est le plus petit rongeur d’Europe (longueur totale : 10 à  15 cm).

    Il vit habituellement dans les roselières ou dans les champs de céréales, et les prairies de fauches en lisière des bois.

     

     

    LE SURMULOT

     

    Il est présent en lisière de forêt, essentiellement près des rivières.

     

     

    LA SOURIS DOMESTIQUE

     

    Elle est présente en lisière de forêt, surtout dans les habitations.

     

     

     

    LE HERISSON D’EUROPE (Erinaceus europaeus)

     

    Le Hérisson ne peut être confondu avec aucun autre animal avec son manteau de piquants.      

    Le hérisson est commun en forêt de Fontainebleau. Ses moeurs nocturnes font qu’on le trouve plus souvent écrasé sur le bord de la route, que rodant en forêt.

    Il recherche les sites buissonnants, avec des broussailles, des tas de bois abandonnés, il évite les futaies.

    En quête de nourriture, il fouille les feuilles mortes à la recherche d’Insectes, de Vers ou de Limaces, faisant autant de bruit qu’un Sanglier.

    Il fréquente régulièrement les jardins des villes autour de la forêt.

     

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    LA TAUPE D’EUROPE (Talpa europaea)

     

    On voit rarement la Taupe, en effet, elle quitte exceptionnellement les galeries souterraines qu’elle creuse. Les déblais évacués forment des taupinières, où on peut parfois l’observer sortir fugitivement, et retourner vite sous terre à la recherche des vers de terre dont elle se nourrit.

    Les taupinières sont répandues dans toute la forêt.

     

     

    LA MUSARAIGNE CARRELET

     (Sorex araneus)

     

    Cette musaraigne se reconnaît à l’absence de longs poils sur la queue, et grâce à une queue égale ou inférieure aux deux tiers de la longueur du corps.

    Elle vit en forêt, dans les sites où les strates arbustives sont suffisantes. Un couvert végétal au niveau du sol lui est favorable. C’est une des proies les plus consommées par les rapaces nocturnes.

     

     

     

    LA MUSARAIGNE PYGMEE (Sorex minutus)

     

    La Musaraigne pygmée ressemble à l’espèce précédente, mais la longueur de sa queue est supérieure aux deux tiers de la longueur de son corps.

    La musaraigne pygmée recherche les milieux à litière abondante ou couverts par la strate arbustive. Elle recherche plus que les précédentes les lieux humides au couvert végétal dense, car elle est très sensible à la sécheresse.

     

     

     

    LA CROCIDURE COMMUNE (Crocidura russula)

     

    La Crocidure commune est de couleur grise, et possède quelques longs poils qui dépassent de la fourrure de la queue.

    Cette musaraigne vit partout : en forêt, dans les champs, les jardins, etc...Contrairement à l’espèce précédente, elle préfère les biotopes secs.

     

     

    LA CROCIDURE LEUCODE (Crocidura leucodon)

     

    La Crocidure leucode ressemble à l’espèce précédente mais a le ventre blanc.

    La crocidure leucode vit surtout dans les forêts à plusieurs étages de végétation, et dans le bocage. Elle préfère les milieux couverts et plutôt humides.

     

     

    LA CROCIDURE DES JARDINS (Crocidura suaveolens)

     

    La Musaraigne des jardins vit dans des habitats variés : bois clairs, jardins, terres cultivées, etc.

    Elle fréquente les endroits chauds, et atteint, en forêt de Fontainebleau, sa limite nord de répartition.

     

     

    LA MUSARAIGNE AQUATIQUE

     

    Présente uniquement en lisière de la forêt, près de certaines rivières, où elle est très rare.

     

     

     

     


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    « Je m’assis sur un arbre couché, géant victime de la tempête, et à son contact, mon âme s’emplit d’amour pour la beauté de la forêt.

    Au loin, le bruit des haches sur les troncs hurlait de haine et je m’interrogeais : l’homme ne pouvait il pas vivre sans détruire la Nature ?

    Comme j’aimerais être un chêne dans une forêt inviolée par l’homme !

    Le vacarme des haches criait la mort et les larmes coulaient sur mes joues…

    Je regardai un moustique se poser sur mon bras, et je le laissai me piquer…

    Totalement désespéré, j’errais dans les sous-bois, en larmes, fuyant…. »

     

    Sultart (écrivain du 19e siècle)


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